Conférence – Bilan de la rencontre franco-québécoise de La Rochelle #FQ2

Après une première édition qui avait eu lieu en Juin dernier, les blogueurs d’etourisme.info et les spécialistes du etourisme québécois (mais pas qu’eux !) ont réitéré l’évènement avec une deuxième édition.

Pour cette deuxième édition, la thématique abordée était : « Le jeu des plaques tectoniques : comment le numérique change de lieux de pouvoir dans le tourisme ? » Le 20 juin 2013, nous étions parmi les auditeurs, comprenant des élus, des professionnels issus du tourisme ou non lors de la restitution des comptes-rendus des ateliers, ayant vus le jour lors d’échanges entre spécialistes du etourisme.

Mais avant de s’attarder sur ces ateliers et leurs contenus, réfléchissons aux bonnes questions. Tout d’abord, abordons les bonnes questions et les bonnes pratiques de ce secteur.

Quels spécialistes du tourisme sont intervenus ?

  • Jean-Luc Boulin, Directeur de la Mission des Offices de Tourisme et Pays Touristiques d’Aquitaine (MOPA)
  • Ludovic Dublanchet, Consultant etourisme & Web social – Ludovic Dublanchet SARL
  • Philippe Fabry, Blogueur etourisme.info et tourisme-tic.com
  • Sébastien Gonzalez, Consultant et formateur en etourisme – Touristic
  • Pierre Bellerose, Vice-président Recherche & Relations publiques – Tourisme Montréal
  • Marlène Hasbani, Gestionnaire de Recherche – Tourisme Montréal
  • Mathieu Bruc, Blogueur etourisme.info et Blog-etourisme.com
  • Frederic Gonzalo, consultant etourisme Gonzo Marketing, blogueur et formateur
  • Pierre Eloy, Fondateur de Touristic, entreprise d’etourisme
  • Maïthé Levasseur, Analyste au Réseau de veille en tourisme – Chaire de tourisme Transat
  • Paul Arseneault, Titulaire de la Chaire de tourisme Transat
  • Paul Fabing, blogueur et directeur du résOT-Alsace
  • Julien Cormier, Directeur de la promotion – Ministère du Tourisme du Québec
  • Suzanne Asselin, Directrice de l’accueil – Ministère du Tourisme du Québec
  • Alain Larouche, Directeur de l’association touristique des cantons de l’EST
  • Elodie Poudevigne, Responsable de la communication de l’office de tourisme de La Rochelle
  • Denis Genevois, Consultant et Formateur au Centre de compétence de tourisme (Wallonie, Belgique)
  • Randa Napki, directrice générale de l’association touristique régionale Abitibi-temiscamingue (pas facile à prononcer, on en conviendra)

Quels sont les jeux de pouvoir impactés par la révolution etouristique ?

Jean-Luc Boulin a ouvert le bal en nous présentant 3 typologies de pouvoirs concernés.

  • Les pouvoirs technologiques : les nouvelles technologies sont omniprésentes à chacune des étapes de notre quotidien et vont toujours plus loin (voiture sans conducteur, reconnaissance faciale, Google Glasses – Microsoft travaillerait même sur des lentilles basées sur le même fonctionnement). Ainsi, des films comme Minority Report seront bientôt réalistes. Des pouvoirs technologiques qui, dans le domaine du tourisme, permettent aux acteurs touristiques d’aller vers une personnalisation des offres et des services toujours plus précise. Comme l’explique Ludovic Dublanchet : « le changement, c’est maintenant ! ».

 

 

 

Expression qui prend tout son sens si on observe la fragmentation des usages causée par les multi-écrans. Comme l’indique Philipe Fabry, les internautes accèdent désormais à l’information via différents supports. Il est donc important de réfléchir à sa promotion touristique en amont. Sachant que les internautes sont de plus en plus des mobinautes comme le souligne Sébastien Gonzalez. Ne l’oublions pas, nous sommes devenus accrocs à cet instrument technologique que nous appelons smartphone. Ces différents facteurs amènent à une confusion entre les différentes phases de voyage. De ma tente, je regarde les activités à faire à proximité via mon smartphone. Conséquences : de nouvelles zones de contact avec le voyageur, de nouveaux contenus sur ces zones et surtout la prise en compte de ces nouveaux comportements dans la formulation et dans le promotion des offres touristiques.

 

 

  • Les pouvoirs citoyens : les clientèles touristiques ne sont plus uniquement lectrices de vos contenus mais aussi actrices. Productrices de contenus, ces dernières servent désormais la communication des entreprises touristiques. A vous, acteurs du tourisme, d’instaurer cette relation d’échanges avec les internautes ayant un sentiment d’attachement à votre destination. Frederic Gonzalo nous a apporté des exemples des stratégies de communication allant dans cette direction.

 

Cependant, comment utiliser le web 2.0 pour mieux les connaître ?

Nous comprenons que c’est là que se place l’enjeu après les présentations de Pierre Bellerose et Marlène Hashabi.

On rentre dans des dynamiques expliquées par Mathieu Bruc et Pierre Eloy, le Big Data et le Smart Data. Tout le monde y participe sans le savoir (photos postées, mentions de géolocalisation, etc.) Mais, comment l’utiliser ?

 

On ne promeut pas un territoire de la même manière d’une cible à une autre. C’est le concept de Destination Yield Management (ou DYM) : analyse des données par segmentation qui permet d’anticiper des comportements et donc d’adapter la communication en fonction afin d’augmenter le chiffre d’affaire. On rentre dans une logique de web prédictif.

Lorsque Maïthé Levasseur aborde les campagnes tournées vers la génération Y (18-30 ans), elle explique que face à cette cible marketing : on vendra plus un style de vie plutôt qu’un produit. On se place dans le mouvement YOLO : You only live once. On ne vit qu’une seule fois.

  • Les pouvoirs des organismes de gestion de la destination (ou DMO, destination management organisation) : Paul Arseneault explique que l’ancien modèle du tourisme ne tient plus (cf. présentation « la tectonique des plaques touristiques » : chaine du tourisme, rôle des intermédiaires). Les organismes de gestion de la destination ont pour mission de produire plus un discours objectif sur leurs destinations (dire la vérité) au lieu de se concentrer uniquement sur le discours sensible, c’est-à-dire leur positionnement marketing & l’image.

 

 

Les ateliers qui sont nés de la réflexion autour de ces thématiques.

Voici les dimensions qui ont été travaillées avec témoignage à l’appui :

  • « Fuck les outils » présenté par Ludovic Dublanchet (témoignages de Julien Cormier, Suzanne Asselin et Alain Larouche)
  • « L’économie collaborative à l’assaut du tourisme » présenté par Jean-luc Boulin (témoignages de Elodie Poudevigne)
  • « Les enjeux de la gouvernance, quel modèle, quel rôle pour les OGD ? » (témoignages de Denis Genevois, Randa Napki)

Retrouvez l’ensemble des présentations de la rencontre francoquébécoise de La Rochelle.